Cette coopération s’appuie sur des échanges économiques en progression. Selon l’agence de presse officielle des Émirats arabes unis, le commerce hors pétrole entre les deux pays a atteint 2,15 milliards de dollars en 2025, en hausse de 65 % par rapport à 2024. Au premier semestre 2026, il s’est élevé à 1,29 milliard de dollars avec une progression de 37,4 % sur un an. Ces résultats illustrent le renforcement des relations commerciales entre les deux partenaires.

Pour les opérateurs économiques béninois, le CEPA pourrait ouvrir de nouvelles perspectives sur le marché émirati. Le coton, le soja, les noix et les produits agroalimentaires figurent parmi les productions susceptibles de bénéficier de débouchés supplémentaires. L’accord prévoit notamment une réduction ou une suppression des droits de douane sur une large gamme de produits, ainsi que des mesures destinées à faciliter l’accès aux marchés pour les prestataires de services et les investisseurs. Sa mise en œuvre reste toutefois conditionnée à l’accomplissement des procédures nécessaires à son entrée en vigueur.

Au-delà du commerce, les deux pays ont annoncé sept autres instruments de coopération dans des domaines tels que la diplomatie, le numérique, l’emploi, la formation et les investissements. Les discussions ont également porté sur les énergies renouvelables, l’agriculture, les infrastructures et la sécurité alimentaire, autant de secteurs susceptibles de diversifier davantage les relations entre Cotonou et Abou Dhabi.

L’impact de ce rapprochement dépendra désormais de la concrétisation des engagements pris. Pour le Bénin, l’enjeu sera de transformer ces nouvelles perspectives en débouchés durables pour ses entreprises, en investissements productifs et en retombées économiques. Les résultats obtenus sur le terrain permettront de mesurer la portée réelle de ce partenariat.

 

E. Todjo