Devant un parterre de personnalités composé du ministre de l’Enseignement secondaire, Clément Kouchadé, du préfet de l’Atlantique, Raphaël Akotegnon, du directeur exécutif d’Amnesty International bénin, du représentant des maires de l’Atlantique, des cadres du département et des chefs d’établissement venus nombreux, le directeur départemental de l’enseignement secondaire, Dr Amour Mathias Ahomadégbé a exposé les deux initiatives et expliqué les raisons qui l’ont poussé à se lancer dans ces aventures. « Nous sommes partis du constat de nombreux cas d’abandon dans le rang des élèves, et ceci, pour des situations que l’administration en commun accord avec les parents peut résoudre et éviter les cas de décrochage », a-t-il expliqué avec la solution toute simple.
« Nous avons alors décidé de créer un ‘’Call-Center’ au niveau du département afin de contacter (appels sortants et entrants) les parents des apprenants qui se trouvent dans la zone rouge, afin de réfléchir avec eux sur la situation des enfants en question », a-t-il précisé. Pour y arriver, le directeur départemental de commun accord avec les chefs d’établissement de son département a mis en place un système de suivi de présence et d’absence des apprenants. Ce système lui permet de classer chaque apprenant dans une zone dont le vert celui des cas normaux, la zone orange, ceux qui manquent par moment les cours et la zone rouge pour ceux dont les absences sont répétitives et non justifiées. Dr Mathias Ahomadégbé a ensuite exposé la seconde initiative dénommée concours de salubrité l’établissement le plus propre de l’Atlantique. Une initiative qui est partie également du constat fait par le DDES dans ses sorties où certains établissements en l’occurrence les latrines des apprenants sont sales et ne contribuent pas à un environnement sain.
Le ministre Kouchadé séduit, des engagements de part et d’autre
Face à ces constats et à la mise en place des deux initiatives, le DDES Dr Mathias Amour Ahomadégbé a reçu les félicitations du ministre et des autorités présentes à cette cérémonie. « C’est inédit si on peut le dire, car, d’habitude, les consignes viennent d’en haut. Mais vous avez fait des constats pertinents et vous avez travaillé à trouver des solutions à travers ces initiatives jusqu’à nous convier au lancement, je pense qu’il faut vous féliciter et vous encourager », a laissé entendre le ministre Clément Kouchadé. Très satisfait de la démarche et des dispositions prises par son directeur départemental pour la mise en œuvre de ses deux initiatives, le ministre a invité les chefs d’établissement à soutenir et à contribuer à la réussite de ses deux projets.
Pour le directeur exécutif d’Amnesty International bénin, Dieudonné Dagbeto, les deux initiatives s’inscrivent parfaitement avec les droits de l’homme et l’éducation aux droits de l’homme. Raison pour laquelle, son institution n’a pas hésité à accompagner la mise en place du call center dont il est le partenaire financier. Le préfet Raphaël Akotegnon quant à lui a aussi salué les deux projets qui mettent en honneur son département et promet accompagner avec des visites inopinées dans les établissements pendant la période. Même engagement du côté des maires, dont la représentante, Mme Sabine Fourn a remercié le DDES pour ces projets et promettre l’accompagnement des maires pour la réussite.
Ainsi, à travers le Call Center et le concours de salubrité, la Direction départementale de l’Enseignement secondaire de l’Atlantique pose les bases d’une école plus inclusive, plus attractive et plus propice à la réussite des apprenants. Un engagement qui appelle désormais l’implication de tous les acteurs pour garantir le succès et la pérennité de ces initiatives.
Il faut rappeler que le Call Center est déjà opérationnel et une simulation a été faite sur place devant les autorités. Le concours de salubrité quant à lui durera six mois et sera clôturé par une cérémonie de distinction des établissements les plus propres du département.
Y. Tognissè