Réunis dans la capitale politique du Bénin dans le cadre de son 2e congrès, le parti Les démocrates a fait le bilan du fonctionnement du parti, définir de nouvelles orientations et renouveler les instances dirigeantes. Placé sous le thème : « Bâtir un parti plus uni et restaurer la confiance avec le peuple : Le démocrate déterminé à défendre la démocratie et la justice sociale », ce congrès a été l’occasion pour les militantes et militants de recoller les morceaux et d’ouvrir une nouvelle page de son histoire avec l’élection de Nourénou Atchadé à sa présidence.
Cette élection sans surprise vient en réalité formaliser la place de Nourénou Atchadé à la tête de la formation. Car, depuis le retrait de Boni Yayi début mars dernier, le Conseil national réuni les 22 et 23 mars 2026 l’avait déjà porté à la présidence. Opérateur économique, ancien député et âgé de 57 ans, l’élection de Nourénou Atchadé à la présidence du parti intervient dans un climat marqué par des contestations autour de la succession et des désaccords sur les orientations politiques de la formation. Il devra donc s’atteler à la remobilisation des militants, à la consolidation des structures de base et travailler à la restauration de la confiance mise en avant dans le thème du congrès.
Des démissions enregistrées à la veille du congrès
La tenue du congrès du parti Les démocrates a été précédée par de nouveaux départs. Éric Houndété, Jude Lodjou et plus de 200 coordonnateurs d’arrondissement ont annoncé leur départ de la formation politique. Une vague de démission qui avait été précédée par des départs individuels, dont ceux de Célestin Hounsou et René Igari Orou Bagoudou, le 8 octobre 2026 selon La Nouvelle Tribune. Le lendemain, Daniel Sarre Kpéra, coordonnateur de la 8e circonscription électorale, a également annoncé son départ, accentuant les remous à quelques heures de l’ouverture du congrès.
Réagissant aux départs annoncés à la veille du congrès, Nourénou Atchadé avait indiqué, selon Banouto, que les responsables concernés étaient suspendus des activités du parti depuis la fin du mois de mars. Il avait également estimé que leur situation devait être examinée par les instances compétentes. Les démissionnaires, de leur côté, ont justifié leur décision par leurs désaccords avec la conduite des affaires du parti.
Y. Tognissè